Mesurer la curiosité ? Voici comment stimuler l’apprentissage et le développement
Travaillez-vous sur la politique de formation au sein de votre organisation ? Alors vous savez combien il est difficile de réellement motiver vos collaborateurs. La curiosité est la clé : pas une vague compétence comportementale, mais un véritable avantage stratégique.
Dans ce blog, Tom Bos (CEO de SkillsTown) et Rik Vera (futurologue et auteur) partagent leurs insights issus du podcast HR Deep Dive de HRmagazine. Ils montrent comment la curiosité est le moteur de l’apprentissage et du développement, des équipes agiles et d’une culture d’apprentissage solide.
Ce que la curiosité apporte sur le lieu de travail
La curiosité reçoit rarement l’attention qu’elle mérite. Le futurologue Rik Vera a exploré sa bibliothèque personnelle de 721 livres sur le business et n’y a trouvé le mot « curiosité » que deux fois. Et pourtant, cet état d’esprit fait aujourd’hui la différence entre stagner et innover.
« Nous vivons à une époque où le monde autour de nous change complètement. On n’a alors d’autre choix que d’embrasser cette nouveauté », explique Vera.
Les organisations qui misent sur la curiosité :
- adoptent plus rapidement des technologies comme l’IA ;
- combinent créativité et ressources existantes ;
- développent une culture d’apprentissage tournée vers l’avenir.
Tom Bos, CEO de SkillsTown, confirme également l’importance de la curiosité : « Vous pouvez proposer tout le contenu de formation que vous voulez, mais sans curiosité, personne ne fera rien avec. C’est le carburant d’une culture d’apprentissage. »
Plutôt que de former les collaborateurs « parce qu’il le faut », Tom et Rik plaident pour une culture où la soif de découverte est centrale. Car ceux qui veulent apprendre performent mieux, surtout dans un monde où l’IA demande rapidement de nouvelles compétences.
Le rôle d’un environnement d’apprentissage sûr
Comment stimuler la curiosité dans votre organisation ? Tout commence par la sécurité. Pas seulement sur le lieu de travail, mais dans toute la culture de l’entreprise. Selon Vera, la curiosité est malheureusement souvent inhibée dès l’enfance : « Tout le monde est naturellement curieux. Mais dans les environnements où cette curiosité n’a pas de place, elle disparaît naturellement. »
Chez SkillsTown, nous constatons que le contrôle freine la curiosité. Les organisations qui surveillent les collaborateurs sur leur « comportement d’apprentissage » — qui suit quoi, à quelle vitesse, avec quelle réussite — obtiennent souvent l’effet inverse. Les collaborateurs perdent leur motivation, et leur envie naturelle d’apprendre s’éteint. Ou comme le dit Bos : « Curiosité et obligation ne font pas bon ménage. »
Conseils pour stimuler l’envie d’apprendre dans votre organisation :
- Ne mesurez pas les résultats individuels, mais l’ensemble de la volonté d’apprendre dans l’entreprise.
- Considérez l’apprentissage et le développement comme une opportunité, et non comme une obligation.
- Donnez aux collaborateurs l’autonomie nécessaire pour suivre leurs centres d’intérêt, même en dehors de leur fonction.
Une culture d’apprentissage sécurisée permet aux collaborateurs d’explorer et d’expérimenter à leur propre rythme. Cela rend votre organisation résiliente, ce qui est crucial à l’ère de l’accélération technologique. Via la plateforme en ligne de SkillsTown, les collaborateurs peuvent choisir parmi plus de 500 formations différentes pour se préparer à l’avenir.
La curiosité comme KPI mesurable
Pour vraiment cultiver la curiosité, il faut également la rendre mesurable. « Car dans les entreprises : ce que vous ne mesurez pas n’existe pas », explique Vera. C’est pourquoi il a développé le Net Curiosity Score, une méthodologie pour rendre l’envie d’apprendre tangible au sein des organisations.
Avec le Net Curiosity Score, votre organisation obtient une vision claire de :
- la volonté d’apprendre ;
- les changements culturels ;
- les blocages dans votre stratégie Learning & Development.
Un score qui n’a pas pour but d’évaluer individuellement vos collaborateurs, mais de réellement « mesurer la culture de votre organisation », précise Vera.
L’impact de l’IA est plus important que celui d’Internet
Selon Bos, avec l’avènement de l’IA, il est plus important que jamais d’impliquer toute l’organisation dans le processus d’apprentissage. « Il ne suffit pas que la direction comprenne l’IA, tout le monde doit être concerné. Chez SkillsTown, nous accompagnons donc tous les collaborateurs, de zéro à un. Car si vous mettez tout le monde en mouvement et leur transmettez un peu de connaissances, l’effet est bien plus grand que si seules quelques personnes savent tout. »
Vera confirme et précise que l’IA n’est pas une mode passagère : « Son impact est bien plus profond que celui, par exemple, d’Internet. Il a fallu trente ans pour comprendre pleinement l’influence d’Internet. L’IA va plus vite et plus loin. »
Les organisations qui stimulent déjà la curiosité peuvent adopter la technologie plus rapidement et l’utiliser comme levier. « L’outil est le même pour tous », explique Vera. « Mais ceux qui apprennent à l’utiliser en premier prennent une avance stratégique. »
Écoutez l’intégralité de l’épisode ici !
« Curiosité et obligation ne font pas bon ménage » – Bos